Dimanche 7 août 2016 – 20h40 – Balaruc Les Bains

Aurélie et Verioca sont passées derrière les miroirs. Elles ne sont plus ni tout à fait françaises, ni tout à fait brésiliennes. Elles sont autre chose que l’addition de deux cultures. Ne vous y trompez surtout pas. Allez-y, tendez l’oreille. Écoutez… Ce qui résonne ou qui murmure, qui claque ou qui se love, qui scande ou qui caresse, qui sculpte ou qui polit, c’est de la musique, de la vraie, de la charnelle, du piment et du miel, de l’homme et de la femme, du rire et du soupir. Il n’y a rien de contrefait. Vous pouvez gratter, rien ne s’écaille. C’est tout simplement coulé dans le jeu, dans la batida, dans le balanço.

Jeux de mots et de notes, batida de samba, balanço da bossa. Aurélie et Verioca sont un pont aérien, une rivière souterraine qui unit le Brésil et la France. Elles ne sont pas les filles de deux nations. Comme l’écrivait Blaise Cendrars, elles sont citoyennes du monde. Et leur musique en est l’hymne, libre et sans frontière.

Jean-Paul Delfino, écrivain brasilophile.

C’est autour de leur passion commune pour les musiques du Brésil que se rencontrent Aurélie Tyszblat et Verioca Lherm en 2002. Après 25 ans de carrière en tant que guitariste (de formation classique) et chanteuse (Les Grandes Gueules), un Olympia en première partie de Tânia Maria et deux albums solo, Verioca, l’auvergnate installée à Montpellier a enfin trouvé sa parolière en la personne d’Aurélie, la parisienne de Montmartre.

À cette époque, Aurélie travaille encore comme scénariste pour des réalisateurs de documentaires, mais elle vient de rencontrer celui qui lui ouvrira les petites et les grandes portes du Brésil : le chef de choeur et musicologue carioca Eduardo Lopes.

En 2007, les deux complices se lancent dans l’élaboration d’un répertoire autour des compositions exigeantes de Guinga, compositeur brésilien, à la croisée des chemins entre musique érudite et chanson populaire. Deux ans plus tard, elles commencent à écrire à quatre mains leurs premières chansons. Verioca écrit la musique qu’Aurélie met en paroles, tantôt en français, tantôt en portugais du Brésil.

Commence alors l’aventure du premier album. “Além des nuages“  sera produit à la force de l’énergie de ces deux rêveuses et grâce à la générosité de leurs invités – Guinga lui même, mais aussi Philippe Baden Powell, Paula Santoro, Marcelo Pretto, le groupe de samba Casuarina et bien d’autres… 

Distribué via le label KODS par Rue Stendhal, le disque est diffusé sur FIP, France Musique et de nombreuses radios locales. Depuis fin 2011, Le duo a donné plus de 120 concerts en France et mené 4 tournées au Brésil, où elles ont été très remarquées tant des médias que du public.

Le projet ira même jusqu’au Mozambique où le duo a porté les couleurs franco-brésiliennes de ses chansons dans le cadre de la semaine de la francophonie en mars 2014. Depuis septembre 2014, elles font partie du catalogue des Jeunesses Musicales de France avec un spectacle créé pour l’occasion à partir de leurs chansons et qui fera l’objet d’une tournée jusqu’en 2016.

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